Procrastination

Procrastiner: v intransitif du 1er groupe, du latin procrastinare.
Tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain; généralement par manque de motivation ou par paresse.
Synonyme: ajourner, atermoyer, différer…

Autrement dit adopter la procrastination, c’est être atteint de flemmardise aigue, ne rien faire, avoir un poil dans la main aussi long que la Seine; que l’on prendrai le temps de brosser matin, midi et soir. C’est brasser du vent en agitant très fort les bras au dessus de la tête en faisant semblant d’avoir trop de choses à gérer.
La procrastination; même si ce n’est pas un joli mot et que ça râpe la gorge en le disant; c’est le sport que je pratique ardemment depuis quelques mois maintenant.
Mon hobby préféré. Être spectatrice. Mieux qu’au cinéma. Regarder sa propre vie et celles des autres défiler sans réellement en prendre partie.

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Se caler bien discrètement et confortablement dans un coin et observer en s’enfilant par poignées un bol de pop corn salé-sucré. Se promettant dès que la séance se termine et que la lumière s’éteint que demain sera le grand jour…
Celui où on retournera à la salle de sport faire un cours d’abdos-fessier et avoir le même corps que toutes ces fitnessgirl d’Instagram maquillées par une Drag Queen de St Denis et qui font des squats en string.
Que demain sera le grand jour où on terminera complètement les petites retouches minables de peinture. Celles devant lesquelles on passe tous les jours en fermant les yeux espérant ainsi que cela les feraient peut-être disparaître. On finira enfin ces foutus travaux et « Milk Décoration », « Elle Déco » et « Ideat » se battront pour nous avoir en première page de leur magazine.
On prendra aussi des cours du soir pour apprendre des langues, devenir bilingue, trilingue, polyglotte pour mener une carrière internationale ou simplement faire le tour du monde.
Et puis écrire ce fameux article sur la marque Afrikanista…
Plusieurs mois que je me promets de le faire; si ce n’est pas des années! Bien évidemment; je n’ai cessé de reporter à demain. Et aujourd’hui, on est enfin demain. Heureusement, s’il y en a bien une qui n’est pas atteinte de la même maladie que moi; c’est bien elle.
Aïssé N’Diaye, créatrice qui se cache derrière cette petite marque -plus si petite d’ailleurs- qui grimpe, qui grimpe par la force de sa motivation, sa ténacité et bien évidemment de son talent.
Amoureuse de Malick (cf. précédent post), il était évident que l’esthétique, l’univers et le message que véhicule la marque me parle. Une funky nostalgie, un retour aux sources, une pointe de vintage, d’humour et beaucoup d’originalité.
Amoureuse d’Afrikanista et amoureuse d’Aïssé qui à travers le t-shirt que j’ai enfilé aujourd’hui m’a donné une claque. Un rappel à l’ordre. Celui de vivre dans l’instant et de prendre des risques, d’arrêter de se cacher derrière de fausses excuses et de ne pas avoir peur d’échouer. Parce qu’on ne sait pas de quoi on est capable tant qu’on a pas essayé.
Forcément, je me dois de finir par un proverbe africain parce que finalement il est facile d’être dur et exigent envers soi même; mais au final « aller doucement n’empêche pas d’arriver » n’est-ce pas?

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Boucles d’oreille Zara
T-shirt Afrikanista « Affaire de famille »
Pantalon Confection Ivoirienne
Panier Bershka
Chaussures Zara

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Family portrait

Attention mesdemoiselles, mesdames et messieurs, on entame à présent l’ère africaine!
Et quand je parle d’ère; je ne parle pas d’entonner cet air éphémère. Celui que l’on joue à toutes les saisons sous les traits de wax bariolés et chatoyants. Celui résolument tendance qui tous les étés confère un petit refrain d’exotisme et de bonne mine à qui l’arborera.
Non je parle de l’Afrique, la vraie. La maison mère, le berceau. 
Flotte au dessus de nos têtes comme un sentiment d’appartenance et de revendication.
Bien au-delà du mouvement « nappy » nombreux sont ceux désireux de revenir aux sources. Nombreux sont ceux qui ont à cœur de montrer que le Noir existe en tant que tel. Que le Noir est grand, que le Noir peu rugir, que le Noir est un king. Indéniablement en réaction à tous les sujets qui ont fait couler beaucoup d’encre ces dernières années et depuis la nuit des temps. Au hasard, H&M qui aura ou viré ou augmenté son chargé de com pour ce coup de pub mondial, Griezmann qui réfléchira dorénavant par 2 fois avant de se déguiser, Gala qui titrait à l’égard des tenues traditionnelles que portait le haut commissaire du Swaziland « un peu de tenue, ce n’est pas mardi gras » et j’en passe… Face à ces déferlantes, les opinions se divisent, parfois même au sein d’une même communauté. Mais s’il y avait bien un endroit où les avis convergeaient, c’était bien à l’exposition de Malick Sidibé.
Le drapeau blanc était de rigueur et mon boubou de sorti. 

Je ne suis pas ce genre de blogueuse influente qui va en avant première des lieux les plus branchouilles pour donner envie d’y aller.  
Je ne suis pas non plus une suiveuse; mais je me devais de la voir.  
Alors c’est à la dernière minute que ce dimanche 25 février j’ai empoigné un bout de ma famille à la Fondation Cartier, pour aller à la découverte des photos entraînantes de Malick Sidibé. Entraînantes parce que rien qu’en les regardant on peut encore entendre les musiques endiablées sur lesquelles ces sujets dansent, on peut ressentir sur chacun de ces clichés le crépitement du flash et la chaleur ambiante du Mali.
J’ai l’impression de me perdre dans les albums photos de mes parents. Cette joie de vivre qui leur était propre. Une fausse innocence qu’ils avaient déjà perdu pour avoir vécu tant de choses terribles à leur âge. Et pourtant, ils avaient l’air si heureux.
Qu’est-il arrivé à notre jeunesse pour être si triste, dépressif et désabusé?
Je déambule dans les allées pour ne louper aucun détails, des vêtements, aux poses, en passant par les coiffures. Comme de nombreuses photos de famille. Je me sens à la maison. Je vois les yeux de ma mère s’écarquiller et faire appel à ses souvenirs enfouis. Du coin de l’œil je la vois sourire. Animée par une nostalgie positive et une excitation juvénile en me racontant sa jeunesse que déjà mille fois j’ai entendu et que pourtant je ne me lasse de réécouter.

Et puis quelque fois j’entends certains commentaires « oh c’est drôle son habit ».
Drôle? Ce n’est pas le terme que j’aurai choisi mais je ne peux presque pas leur en vouloir. L’ignorance est-elle condamnable? Aujourd’hui on ne sait plus vraiment ce que l’on peut dire ou ce qu’il est tolérable d’entendre.
Plus d’une fois au cours de ma visite on m’aura regardé, pris en photo sans me demander mon avis et dit à quel point nous étions beaux ma famille et moi. Alors? Où est le problème me direz-vous ? Mais la vraie question est plutôt: dois-je être vexée ou me sentir flattée ? Est-ce que dans un lieu comme celui-ci je suis plus légitime de porter un boubou que dans le métro ? Pourquoi ne nous a-t-on encore jamais arrêté dans la rue pour nous dire ô combien notre famille était magnifique ? Ici je fais partie du folklore amusant et récréatif ; hors de ces murs je fais partie de la France que l’on voudrait cacher. Dois-je profiter de ce moment de gloire ou être triste que mon vêtement de tous les jours soit considéré comme un costume de bon augure pour ce genre de manifestation ? Vous commencez à me connaître…je préfère ne pas m’y attarder. Du moins pas pour le moment. Je voudrais juste continuer à en prendre pleins les yeux parce que je sais qu’au-delà cette exposition, ma famille, mon boubou et mes origines perdureront autant que l’œuvre de Malick Sidibé.

To be continued…

Lunettes Komono
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Boubou direct du pays
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Sac H&M Divided
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Be positive

Non, rassurez-vous je ne viens pas de rejoindre une secte.
Je ne suis pas là pour prêcher la bonne parole, encore moins donneuse de leçons.
J’ai toujours détesté de près ou de loin tout ce qui a attrait au développement personnel, au « moi intérieure » etc… Pour moi du charlatanisme en barre mais ça; ça n’engage vraiment que moi.
À ceux à qui ça parle, grand bien leur fasse. Je le respecte totalement!
Mais me concernant, je crois bien que le pire livre qu’il m’aura été donné de lire ces dernières années n’était même pas l’Assomoir d’Emile Zola; lecture imposée par Mme ville en classe de 3ème mais bel et bien « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » que j’ai réellement eu en horreur.
Sirupeux et dégoulinant de mièvrerie.
Cul-cul à souhait.
Soupe au lait et d’une naïveté affligeante.
Je me serai sûrement bien plus éclatée à lire « 50 Nuances de Grey » en braille avec le bout des doigts tous brûlés!
C’est pas joli-joli de critiquer de la sorte mais soyons honnêtes, comme dirai notre regretté ami Jean-Pierre (*Coffe) ce livre… c’est d’la merde!
Je ne m’explique vraiment pas cette aversion. Mais nous faire croire qu’on peut retrouver la paix intérieure en rangeant ses étagères… Please!!!
Qu’il faut simplement vouloir pour avoir… Sérieusement?!
Qu’il suffirait juste de le décider pour y arriver? Mais…pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt? Nous tous bande de loosers que nous sommes, pourquoi n’avoir pas programmé un grand ménage de printemps pour nettoyer toute la négativité et éloigner les échecs dans nos vies?
Plus jeune pourtant, j’adorais toutes ces questions philosophico-boudistes: » La conscience de soi est-elle une connaissance de soi? » Socrate, Nietzsche, Platon, la pensée positive qui attire le positif, le don de soi, l’abnégation…autant de préceptes et de théories qui permettent de garder le cap et de relativiser dans ce monde qui part à vau l’eau. Mais là j’avoue rester un peu perplexe. Pour autant ça ne fait pas de moi quelqu’un de négatif.

Mais alors qu’est-ce qui me fait aller bien? Ou mieux allez-vous me demander.
Et bien voyez vous je crois fort en la vertu des couleurs.
Oui je suis « colorophile ». Une théorie moderne qui consiste à penser que la couleur a une incidence sur l’état d’esprit, le mental et la santé. Que s’habiller en associant certaines couleurs entre elles agit sur sa destinée et que si elles se confondent avec notre environnement on prolonge nos chances de longevité.
Je vous assure c’est vachement bien!

Bon; et c’est surtout vachement faux!!!
Mais je suis sûre que c’est un concept qui peut se défendre. Vous verrez dans quelques années…

Non mais honnêtement et au risque de tous vous décevoir je n’ai pas de recettes miracles ou de mantra réparateur. Le simple fait d’être curieuse de Tout et surtout d’être entouré de personnes foncièrement bonnes suffit et ce n’est pas aussi facile que l’on pourrait le croire…

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