Confinement – Jour 3

Je ne vous apprends rien en vous disant aujourd’hui que la France commence à céder à la panique la plus totale!
La faute à Covid-19 !
Au départ chacun d’entre nous prenait ça un peu à la rigolade. Ce n’était rien de plus qu’un mauvais rhume que les plus malchanceux pouvait attraper.
Une mascarade. Du pipi de chat.

Aujourd’hui c’est 7 732 personnes infectées et 175 personnes décédées dans l’hexagone et ça c’est pour ce que l’on veut bien nous dire.

Et avec cette hécatombe, les gens sont passés de l’indifférence complète à un degrés de panique tel qu’ils en arrivent à commettre des actes complètement déraisonnés.
Déraisonnables.
Vider les rayons d’huile, de pâtes et de papier toilette. De papier toilette ? Franchement? Mais pourquoi? Quel est le projet?
Donc c’est de ça dont l’Homme a foncièrement peur en cas de fin du Monde? Devoir aller se prendre une bonne douche pour se laver le cul s’il venait à manquer de Lotus?
Nan nan nan et nan!
Sans vouloir faire un article racoleur et flippant comme on en a vu passer des centaines ces derniers jours, j’ai juste envie de partager avec vous mes petites humeurs quotidiennes. Et moi ce qui me fait réellement flipper, ce n’est pas ce virus mais bel et bien l’Homme lui même et son non sens.
C’est l’Homme lui même dans son individualité qui brille de mille feu par son manque de civisme et de solidarité.

 

 

Extatique je regarde tout cela du haut de mon  mètre 65.
Au départ j’étais littéralement amusée. Excitée même.
J’avais l’impression de vivre un truc de fou et irréaliste. Un truc que je raconterai à mes enfants avant qu’ils aillent se coucher. A l’heure de l’histoire et juste avant de les border je leur raconterai fièrement que certes leurs ancêtres avaient subit l’esclavage, que oui leurs arrière-grands parents avaient bravé la guerre et que moi leur mère avait survécu au Coronavirus, la plus grande pandémie du siècle.
J’avais l’impression d’être un des personnages principaux de « The Walking Dead » et qu’il fallait que j’organise ma survie et celle de mes proches. Après tout, ne m’a t’on pas dit à plusieurs reprises que je ressemblais à Michonne? Je n’en suis toujours pas plus convaincue aujourd’hui, mais j’avoue que manier le katana comme elle le fait ne me déplairait pas en ces temps de crise!
Tu touches à mon PQ je te coupe la tête!

 

 

Mais plus les jours passent, plus la liste de morts se rallongent. Et tout d’un coup les choses deviennent bien plus réalistes.
Beaucoup on créé des groupes de résistance et vont pique-niquer sous le soleil naissant des Buttes Chaumont.
Mais pourquoi le français se croit-il si intelligent? Au dessus des lois et plus malins que n’importe qui?
J’appelle cela de l’insolence bien plus que de l’inconscience.
Avec ce genre de comportements, j’en viens même à me demander si au final j’aurai la chance et l’occasion d’avoir des enfants pour leur raconter cette triste épisode. Leur dire comment le lundi 16 mars 2020 à 20h nous étions 67 millions de français pendus aux lèvres du Président Macron. L’écoutant religieusement nous annoncer que nous étions en guerre et condamnés au confinement pour 15 jours minimum.

Une réelle punition pour certain. Une bénédiction pour d’autre. Rien de bien révolutionnaire pour moi. Parce que la solitude et le repli j’ai l’habitude. Rester chez moi à me promettre que dès le lendemain je ferais telle et telle chose alors qu’au final je n’aurai réussi qu’à prendre une douche, je suis experte en la matière.
Cette annonce ne change strictement rien à mon quotidien, j’ai juste une excuse toute trouvée pour m’adonner à ma passion préférée: la procrastination.
Mon démon.
Peut-être que c’est certainement ce fléau qui aura raison de moi finalement.
Alors, en attendant je vais acheter du PQ comme tout le monde; tout en profitant une dernière fois des tous premiers rayons de soleil avant de me confiner chez moi pour une durée réellement indéterminée.
Bon courage à tous et à très vite.

 


Bonnet Carhartt
Solaires Massada
Veste Levi’s
Sweat Zara
Robe Vintage
Sac Zara
Basket Converse
Papier Toilette Carrefour (y avait plus de Lotus)

 

Coup de fil à mon pire détracteur

Parce qu’il est impossible de faire l’unanimité.
J’ai décidé cette fois de mettre à l’honneur mon ennemi juré.
Celui qui, caché, tapi dans un coin est prêt à médire et me critiquer dès que l’occasion lui en est donné.
Aujourd’hui c’est à toi que je m’adresse.
Inutile de te nommer, je sais que tu me lis, je sais que tu m’écoutes et que tu épies chacun de mes gestes.

Longtemps tu t’es fait passer pour mon ami. Mon confident.
Toi qui au final n’as jamais eu confiance en moi.
Toi qui n’as fait que me rabaisser, m’obligeant à me tenir à distance des miroirs pour éviter de me confronter à mon propre reflet.
Tu as toujours pointé mes défauts en riant à gorge déployée.
Aujourd’hui, je vais t’appeler et j’espère que tu vas bien écouter parce que j’ai beaucoup de choses à te dire…Lire la suite »

Fatty Girl

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, mais il il y a quelques mois je me suis prise une grosse claque!
Une très grosse.
On m’a giflé. Fort!
Comme si quelqu’un avait réuni tous les kilos que j’avais en trop dans un sac de jute et qu’il m’avait frappé le visage avec!
J’étais sonné.
A terre. K.O .
Molle et rassasiée. J’avais perdu le combat.
Le combat contre mon pantalon. Misère, je ne rentrais plus dedans.
Mon pantalon rouge putain ! C’était « The pantalon ».
Vous savez, celui qui vous donne un capital confiance proche du ciel dès que vous le mettez?
Comme une cape de super héros vous avez l’impression d’être quelqu’un d’autre. Que rien ne peut vous arriver. Vous faites semblant de ne pas comprendre pourquoi on ne vous regarde plus dans les yeux alors que vous même si c’était physiquement possible vous passeriez votre temps à vous mater le cucul!

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Don’t touch my Afro!

Moi j’ai pas d’afro, mais ce n’est pas une raison pour toucher à mes cheveux.
Ni à ma couleur.
Ni à mes origines d’ailleurs.
Ça sonne un peu comme un slogan ou comme une soudaine prise de conscience, mais pas vraiment. Depuis petite j’ai bien intégré mes différences. Ce que je n’ai toujours pas intégré par contre, ce sont toutes ces interrogations, ces affirmations qu’elles génèrent auprès des « autres » si l’on peut les appeler ainsi. Cette bêtise dont certains font preuve face à l’inconnu. Ce n’est pas toujours du racisme, c’est bien plus souvent de l’ignorance.

Adjectif: Ignare, comme ce jeune garçon rencontré il y a quelques années maintenant.
Rendez-vous dans une petite pizzeria de quartier.
Commence alors le jeu de la découverte, de la séduction ; passage obligé pour entamer n’importe quel type de relation. Qui est qui, valse de questions réponses, on se laisse aller à quelques confidences. Un climat de confiance s’installe rapidement entre nous et c’est complètement détendu et serein qu’il me demande de lui avouer un secret… Le Secret.

Il s’agite, tient en équilibre sur le bout de sa chaise, excité comme si j’allais lui révéler la recette secrète de la fabrication du Coca-Cola. Ses pupilles dilatées s’excitent dans ses orbites et il me lâche sans pression:
– Bon alors entre nous, tu peux me dire la vérité…finalement; y a aucune renoi qui a de jolis cheveux en vrai?
Whaaaaou…
Passé l’étonnement, un vide abyssal et intemporel s’est logé dans mon lobe frontal. Je ne sais combien de temps au juste je suis restée stoïque à le regarder avec ce petit rictus de femme enragée prête à lui percer l’œil avec ma fourchette encore mouillée de sauce tomate et d’huile pimentée.
Pour ne pas voir clairement qu’il venait de dire une « énorme-énormité » bien plus grosse que lui, il méritait de ne plus voir du tout pour la peine!

Le pizzaiolo ayant suivi la scène depuis son comptoir, n’était visiblement pas du même avis. Sûrement pour éviter une esclandre et le fait divers dans son restaurant trop peu remplit, il me regardait avec des yeux implorants. J’arrivais à lire sur ses lèvres:
– Put this fourchette on the table please. Slowly, slowly.
On aurait dit Bruce Willis en train de désamorcer une bombe.
Alors j’ai capitulé, recouvert mes esprits ainsi que la fourchette vengeresse de ma serviette de table pour éviter d’autres éventuelles tentations.
Je l’ai regardé en souriant. Calmement et en articulant plus que de raison je lui ai dit:
– Je ne comprends pas ta question.
N’ayant pas réellement saisi que je lui offrais l’opportunité de se ressaisir, Mr Ignare appelons le comme ça réitère une nouvelle fois sa question déplacée, malvenue, idiote, offensante, débile (choisissez, ça peut-être tout ça à la fois).
– Donc si je comprends bien, tu estimes que les Noires n’ont pas naturellement de beaux cheveux c’est bien ça? Que pour toi, la définition d’un beau cheveux serait en résumé le cheveux d’une occidentale, c’est exact?
Se rendant enfin compte de son absurdité, Mr Ignare bégaie, tente de s’expliquer, de se justifier, de se dédouaner, j’entends le mot « perruque », j’entends « crinière », je perçois l’adjectif « sauvage », j’entends « Beyoncé ». Il tente une blague…bref.
Je ne l’écoutais déjà plus.


Inutile d’envisager quoique ce soit avec quelqu’un qui serait dégouté de passer sa main dans mes cheveux noueux.
Hors de question d’opter pour l’épilation intégrale juste pour l’épargner de ma toison crépue.
Et au delà de tout ça, comment pourra-t-il aider notre future fille à s’assumer et s’aimer? À supporter les railleries de ses camarades -nées de parents aussi incultes que lui- quand ils lui jetteront à la face qu’elle a des cheveux qui ressemblent à des poils de couilles?
Quelle attitude adoptera t-il quand bloqué avec nous dans l’ascenseur la petite mamie du 3ème touchera sans y avoir été invité les cheveux de notre fils et dira le plus naïvement du monde en regardant son caniche:
– Oh lala, il a les cheveux aussi doux que les poils de mon chien j’aurai pas crû! Hein oui ma Poupoune?
J’étais obligé de mettre un terme à cette relation qui n’avait même pas encore commencé.
Je ferai bien rire mes copines quand je leur annoncerai  » nan lui et moi ça pourra pas coller! Pour faire court les filles, il n’aime pas la texture de mes poils pubiens »!

Certains diront que j’aurai pu lui apprendre. Mais on apprend pas à faire de la corde à sauter à un manchot!
C’est fou, aujourd’hui on laisse les gens dire tout et n’importe quoi sous couvert de la liberté d’expression .
C’est beau la liberté!
Elle permet à Bérénice de déclarer haut et fort qu’elle ne veut pas être Noire comme sa voisine Aglaé on ne comprend pas bien pourquoi, ni même l’objet et le bien fondé de ce bouquin pour enfant.
Elle donne le droit à Eric Zeymour de fustiger sur la place publique n’importe quelle personne qui aura eu l’indécence de s’appeler Akoua, Radija ou Faudé.
Elle autorise à bord d’un avion de dire à n’importe quel étranger qu’il est une sous merde et exiger de lui qu’il aille s’asseoir ailleurs sans crainte de se faire débarquer.
Tous ces évènements datent de quelques mois à peine. Rosa Parks a dû se retourner dans sa tombe, se réveiller et mourir une deuxième fois! Tant de chemin parcouru depuis et on en est quasi au même stade. Que peut-on faire? Que doit-on faire pour élever les mentalités? Lever le poing au ciel comme l’ont fait nos prédécesseurs ou taper du point sur la table?

Touche pas à mon afro bordel!
Touche pas à mon identité!
Touche pas à ma susceptibilité!
Touche pas à ma sensibilité!
C’est pas compliqué pourtant de ne pas rentrer là où l’on n’a pas été invité!

Béret Primark
Boucles d’oreilles Mango
Sweat Mozuri
Combinaison Zara Homme
Chaussettes H&M
Chaussures Mango

Attitude

Ca peut être un lundi, un mardi ou un jeudi; qu’importe, il y a des jours où tu sors de chez toi persuadée d’être la réincarnation estéthique de Victoria Beckham mélangée à du Nicolas Ghesquière avec un soupçon de Virgil Abloh. Le style, la classe et l’originalité à l’état pur. A l’état brut. Une pépite de bon goût. Le sens du détail aiguisé; tu penses avoir fière allure.
Tu sais déjà en claquant la porte de chez toi, que tout le monde se retournera sur ton passage, enviant secrètement tes audaces modales.
Tu supposes que tous les coincés en tenue de bureau jalouseront ton talent, tes trouvailles et tes associations osées.
Tu imagines que même les blogueurs les plus côtés du moment te regarderont du coin de l’œil regrettant de ne pas avoir eu l’idée avant toi.

Des ressorts dans les semelles, tu sautilles gaiement et confiante d’avoir tant de goût vestimentaire.
Tu vas même jusqu’à te dire que ce don, bah c’est beaucoup trop pour une seule personne. Tu songes à en faire profiter plus de monde, tu veux tous les toucher de ton savoir, les sortir de leur ignorance et leur manque d’imagination stylistique…
Penser à une reconversion professionnelle…
Et si tu devenais conseillère en image? Styliste? Directeur artistique?
L’ego regonflé à bloc,
« Everybody dance now » en tête tu défiles sur le quai du métro encore mieux qu’un mannequin à la fashion week et tu prends la pose.

Tu défiles, tu flambes et tu arrives au boulot devant les yeux incrédules de ta collègue:
– Bah alors, t’as mis ton pantalon d’astronaute avec ton torchon de cuisine aujourd’hui? T’avais plus de vêtements propres ou quoi?
« Wtf » comme disent les jeunes déjà vieux?!
Emplie de doutes tout d’un coup, tu te demandes ce qui t’as pris et qui t’as laissé sortir comme ça? Visiblement tu ressemblais davantage à une femme qui aurait fait son contouring dans une salle de bain éclairée avec une ampoule à économie d’énergie qu’à un ange confiant défilant à un show de Victoria Secret!
Oui il y a des jours comme ça où nos associations coup de cœur seront des associations hasardeuses et assurément râtées pour d’autres. Mais est-ce une raison suffisante pour s’autocensurer?

La contrariété est à son paroxisme quand ta collègue rajoute fièrement:
– En plus t’as du rouge à lèvres sur les dents!
La journée s’annonçait longue, pénible et contrariante…mais au fond tu t’en fiche, parce que pour de vrai tu te trouves plutôt bien sapé quand même!

Headband Bijou traditionnel
Veste Zara
Sac H&M
Robe Zara
Robe Zara
Pantalon Monki
Baskets Converse


Crédit photos RG photographe ou RG Photographe Officiel, n’hésitez pas à cliquer et aller voir son travail.

R.I.P l’été

L’été est bel et bien terminé.
Depuis le 23 septembre officiellement. Hormis la date beaucoup de signes trahissent déjà la fin des beaux jours.
Quand la nuit commence à tomber un peu plus vite, un peu plus tôt.
Quand les nectarines deviennent aussi acides que le moral des gens revenus malgré eux de leurs vacances.
Quand on sort en regrettant de ne pas avoir mis de collants sous sa jupe ou d’avoir glissé une « petite laine » dans son sac.
Quand ma sœur m’a donné une courgette de son potager pour que j’en fasse une soupe.
Quand tu te demandes si tu peux déjà allumer les radiateurs de la maison.
Tristesse.
Je crois bien que l’été est de loin ma saison préférée et j’ai le sentiment de n’avoir pu en profiter réellement.
Elle a filé à une vitesse folle. J’ai à peine eu le temps de cligner des yeux que tout était déjà fini. L’impression que chaque année il dure un peu moins longtemps.
Et pourtant… Un kiff!
Je ne crois pas être déjà parti en vacances pendant la période estivale. Par contraintes financières au début, puis par choix. Par sadisme ensuite; parce que partir quand tout le monde revient c’est plutôt jouissif. Enfin par pur chauvinisme et égoïsme parce quiconque a déjà fréquenté Paris au mois d’août par exemple sait que ça équivaudrait à un pain aux raisins sans les raisins, à Eurodisney sans enfants, à un régime raclette, crêpe au Nutella saupoudrée de Ben & Jerry’s « Strawberry cheescake » sans prendre un seul grammes. Autrement dit, c’est la trêve; le rêve absolu!

Paris au mois d’août; c’est un Paris sans les parisiens!
Paris au mois d’août; c’est comme un cinéma pour moi toute seule!
Une séance jouée à guichet fermé. Sans personne pour me juger parce que j’aurai pleuré devant « My girl ». Mourir à cause d’une vulgaire piqûre d’abeille, c’est hyper nul! Je pourrai laisser toute ma tristesse éclater devant « My sister’s keeper » en laissant mon nez couler, et crier haut et fort sur Mr Big parce que laisser tomber Carrie le jour de leur mariage c’est vraiment un coup bas! Je réagirai sans me contenir comme faisait ma grand-mère devant les épisodes d’Arabesque. Jessica Fletcher, c’était toute sa vie!
Ce serait une séance où les dialogues ne seraient pas couvert par des mains gourmandes plongeants dans un bac de popcorn sans fond; comme si elles cherchaient à éviter désespérément la célèbre boule noire du jeu Motus.
On n’entendrait pas non plus de bruits de mastication insupportables ou de déglutition étrangement résonnantes.
Mon dos ne serait pas labouré par des coup de pieds imaginaires. Vous avez remarqué, quand on se retourne pour râler bizarrement ce n’est jamais personne alors qu’il n’y a qu’un seul être maléfique rempli de spasmes derrière nous.
Oui Paris au mois d’août c’est beau, c’est le pied.
C’est un métro sans odeurs.
C’est une ville où tu ne fais pas une queue indécente pour aller bruncher à la Felicità ou dans un autre nouveau lieu devenu branché en moins d’une heure.
Paris au mois d’août c’est comme Zara privatisé le premier jour des soldes.

Paris au mois d’août c’est un Paris pleins de surprises et de promesses. C’est aussi un Paris annonciateur de la rentrée. La rentrée des classes, mais surtout celle des amis, des collègues qu’on aime bien; tous revenus de leurs vacances, chargés à bloc d’ondes positives et de souvenirs à partager.
Parce que finalement Paris sans personnes c’est cool, mais sans les potes ça n’a quand même pas la même saveur.

Boucles d’oreilles Parfois
Bombers Bershka Homme
Top Zara
Jupe Zara
Montre Casio
Sac H&M
Baskets Adidas by Rita Ora

 

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Crédit photos RG photographe ou RG Photographe officiel , n’hésitez pas à cliquer et aller voir son travail.

Procrastination

Procrastiner: v intransitif du 1er groupe, du latin procrastinare.
Tendance pathologique à différer, à remettre l’action au lendemain; généralement par manque de motivation ou par paresse.
Synonyme: ajourner, atermoyer, différer…

Autrement dit adopter la procrastination, c’est être atteint de flemmardise aigue, ne rien faire, avoir un poil dans la main aussi long que la Seine; que l’on prendrai le temps de brosser matin, midi et soir. C’est brasser du vent en agitant très fort les bras au dessus de la tête en faisant semblant d’avoir trop de choses à gérer.
La procrastination; même si ce n’est pas un joli mot et que ça râpe la gorge en le disant; c’est le sport que je pratique ardemment depuis quelques mois maintenant.
Mon hobby préféré. Être spectatrice. Mieux qu’au cinéma. Regarder sa propre vie et celles des autres défiler sans réellement en prendre partie.

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Se caler bien discrètement et confortablement dans un coin et observer en s’enfilant par poignées un bol de pop corn salé-sucré. Se promettant dès que la séance se termine et que la lumière s’éteint que demain sera le grand jour…
Celui où on retournera à la salle de sport faire un cours d’abdos-fessier et avoir le même corps que toutes ces fitnessgirl d’Instagram maquillées par une Drag Queen de St Denis et qui font des squats en string.
Que demain sera le grand jour où on terminera complètement les petites retouches minables de peinture. Celles devant lesquelles on passe tous les jours en fermant les yeux espérant ainsi que cela les feraient peut-être disparaître. On finira enfin ces foutus travaux et « Milk Décoration », « Elle Déco » et « Ideat » se battront pour nous avoir en première page de leur magazine.
On prendra aussi des cours du soir pour apprendre des langues, devenir bilingue, trilingue, polyglotte pour mener une carrière internationale ou simplement faire le tour du monde.
Et puis écrire ce fameux article sur la marque Afrikanista…
Plusieurs mois que je me promets de le faire; si ce n’est pas des années! Bien évidemment; je n’ai cessé de reporter à demain. Et aujourd’hui, on est enfin demain. Heureusement, s’il y en a bien une qui n’est pas atteinte de la même maladie que moi; c’est bien elle.
Aïssé N’Diaye, créatrice qui se cache derrière cette petite marque -plus si petite d’ailleurs- qui grimpe, qui grimpe par la force de sa motivation, sa ténacité et bien évidemment de son talent.
Amoureuse de Malick (cf. précédent post), il était évident que l’esthétique, l’univers et le message que véhicule la marque me parle. Une funky nostalgie, un retour aux sources, une pointe de vintage, d’humour et beaucoup d’originalité.
Amoureuse d’Afrikanista et amoureuse d’Aïssé qui à travers le t-shirt que j’ai enfilé aujourd’hui m’a donné une claque. Un rappel à l’ordre. Celui de vivre dans l’instant et de prendre des risques, d’arrêter de se cacher derrière de fausses excuses et de ne pas avoir peur d’échouer. Parce qu’on ne sait pas de quoi on est capable tant qu’on a pas essayé.
Forcément, je me dois de finir par un proverbe africain parce que finalement il est facile d’être dur et exigent envers soi même; mais au final « aller doucement n’empêche pas d’arriver » n’est-ce pas?

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Boucles d’oreille Zara
T-shirt Afrikanista « Affaire de famille »
Pantalon Confection Ivoirienne
Panier Bershka
Chaussures Zara

Family portrait

Attention mesdemoiselles, mesdames et messieurs, on entame à présent l’ère africaine!
Et quand je parle d’ère; je ne parle pas d’entonner cet air éphémère. Celui que l’on joue à toutes les saisons sous les traits de wax bariolés et chatoyants. Celui résolument tendance qui tous les étés confère un petit refrain d’exotisme et de bonne mine à qui l’arborera.
Non je parle de l’Afrique, la vraie. La maison mère, le berceau. 
Flotte au dessus de nos têtes comme un sentiment d’appartenance et de revendication.
Bien au-delà du mouvement « nappy » nombreux sont ceux désireux de revenir aux sources. Nombreux sont ceux qui ont à cœur de montrer que le Noir existe en tant que tel. Que le Noir est grand, que le Noir peu rugir, que le Noir est un king. Indéniablement en réaction à tous les sujets qui ont fait couler beaucoup d’encre ces dernières années et depuis la nuit des temps. Au hasard, H&M qui aura ou viré ou augmenté son chargé de com pour ce coup de pub mondial, Griezmann qui réfléchira dorénavant par 2 fois avant de se déguiser, Gala qui titrait à l’égard des tenues traditionnelles que portait le haut commissaire du Swaziland « un peu de tenue, ce n’est pas mardi gras » et j’en passe… Face à ces déferlantes, les opinions se divisent, parfois même au sein d’une même communauté. Mais s’il y avait bien un endroit où les avis convergeaient, c’était bien à l’exposition de Malick Sidibé.
Le drapeau blanc était de rigueur et mon boubou de sorti. 

Je ne suis pas ce genre de blogueuse influente qui va en avant première des lieux les plus branchouilles pour donner envie d’y aller.  
Je ne suis pas non plus une suiveuse; mais je me devais de la voir.  
Alors c’est à la dernière minute que ce dimanche 25 février j’ai empoigné un bout de ma famille à la Fondation Cartier, pour aller à la découverte des photos entraînantes de Malick Sidibé. Entraînantes parce que rien qu’en les regardant on peut encore entendre les musiques endiablées sur lesquelles ces sujets dansent, on peut ressentir sur chacun de ces clichés le crépitement du flash et la chaleur ambiante du Mali.
J’ai l’impression de me perdre dans les albums photos de mes parents. Cette joie de vivre qui leur était propre. Une fausse innocence qu’ils avaient déjà perdu pour avoir vécu tant de choses terribles à leur âge. Et pourtant, ils avaient l’air si heureux.
Qu’est-il arrivé à notre jeunesse pour être si triste, dépressif et désabusé?
Je déambule dans les allées pour ne louper aucun détails, des vêtements, aux poses, en passant par les coiffures. Comme de nombreuses photos de famille. Je me sens à la maison. Je vois les yeux de ma mère s’écarquiller et faire appel à ses souvenirs enfouis. Du coin de l’œil je la vois sourire. Animée par une nostalgie positive et une excitation juvénile en me racontant sa jeunesse que déjà mille fois j’ai entendu et que pourtant je ne me lasse de réécouter.

Et puis quelque fois j’entends certains commentaires « oh c’est drôle son habit ».
Drôle? Ce n’est pas le terme que j’aurai choisi mais je ne peux presque pas leur en vouloir. L’ignorance est-elle condamnable? Aujourd’hui on ne sait plus vraiment ce que l’on peut dire ou ce qu’il est tolérable d’entendre.
Plus d’une fois au cours de ma visite on m’aura regardé, pris en photo sans me demander mon avis et dit à quel point nous étions beaux ma famille et moi. Alors? Où est le problème me direz-vous ? Mais la vraie question est plutôt: dois-je être vexée ou me sentir flattée ? Est-ce que dans un lieu comme celui-ci je suis plus légitime de porter un boubou que dans le métro ? Pourquoi ne nous a-t-on encore jamais arrêté dans la rue pour nous dire ô combien notre famille était magnifique ? Ici je fais partie du folklore amusant et récréatif ; hors de ces murs je fais partie de la France que l’on voudrait cacher. Dois-je profiter de ce moment de gloire ou être triste que mon vêtement de tous les jours soit considéré comme un costume de bon augure pour ce genre de manifestation ? Vous commencez à me connaître…je préfère ne pas m’y attarder. Du moins pas pour le moment. Je voudrais juste continuer à en prendre pleins les yeux parce que je sais qu’au-delà cette exposition, ma famille, mon boubou et mes origines perdureront autant que l’œuvre de Malick Sidibé.

To be continued…

Lunettes Komono
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