Bonjour Bonheur

Hier soir j’ai eu un date! Un rendez-vous si vous préférez! Youhou !
Ça faisait tellement longtemps que ça ne m’était pas arrivé ! J’avais presque oublié l’effet que ça faisait !
Tout ce processus…
La rencontre.
L’attente fébrile devant le téléphone. « Sonne téléphone, sonne »!
Et puis on se demande si le crush se concrétisera avec le temps. Bon, au vu des différents messages, il me plaîsait toujours autant et visiblement il avait à cœur de me séduire.
J’étais pressée de le voir. De le revoir.
Puis le texto tant désiré. La notif qui clignote, la confirmation de notre prochain rdv.
Yes!
Enfin!
J’avais prévu une petite journée de ravalement « pré tête à tête » dont seul les femmes en ont le secret.
Masque capillaire aux huiles essentielles, shampooing détoxifiant, bigoudis pour des locks brillantes et bouclées, soin du visage pour une peau souple et douce à caresser, un gommage aux lèvres pour avoir un sourire juvénile à croquer, des ongles manucurés pour de jolies mains affûtées qui applaudiront toute la soirée son sens de l’humour piquant. Il avait bien compris le dicton et s’employait à me faire rire dès qu’il le pouvait. J’avais prévu d’arriver un peu avant lui et de me commander un verre de vin pour me détendre et me donner des airs de grandes dames qui s’assument.
Mais forcément , rien ne s’est passé comme je l’avais prévu.
Merci la flemme et le « je ferai ça plus tard » parce que le plus tard bien souvent c’est toujours trop tard. Alors c’est sur des cheveux sales et rempli de sel de mer que j’ai entrepris de faire des boucles et c’est sur une peau fatiguée et bronzée que j’ai étalé une poudre deux tons trop claire. J’ai mis une chemise parfaitement repassée à l’aide de mes mains fraîchement vernies ça a donné des ongles à trous et une chemise zébrée à 3 couleurs.
Trop tard pour que je me change j’étais déjà bien à la bourre.
Et il m’avait bien fait comprendre que c’était ce soir ou jamais.
Pas le temps non plus pour mon petit blanc fruité légèrement sucré en terrasse, à la place j’arrivais dégoulinante et haletante.
J’avais l’air d’une folle hirsute et hystérique.
Il m’avait donné rdv dans un petit boui-boui sombre à République. Je connaissais ce lieu. Je passais souvent devant sans vraiment y prêter attention. Ce soir, il y avait une queue monstre. Je n’avais pas compris que cet endroit était si select. Je poussais la porte et fut surprise par l’endroit.
Très sombre. Lumière bleutée. Un mec tout sourire vient à ma rencontre , prends mon nom et m’amène directement à ma chaise. Jamais je n’avais vu pareil accueil. Il y avait du monde et je me demandais comment nous allions réussir à nous entendre. Un brouhaha monstre et j’avais envie de boire ses paroles. Toutes. De n’en perdre aucunes miettes. Parce que oui j’avais bien l’intention d’être séduite et qu’il réponde à toutes mes attentes.Lire la suite »

Gilets Jaunes

Acte 18.
Personne n’aurait cru que ça irait aussi loin et que ça durerait autant de temps! Là où l’on pensait qu’il commençait à montrer des signes d’essoufflement et que beaucoup semblait quitter le navire, le mouvement n’aura jamais été si agressif.
Gilets jaunes.
Manif. Blocus. Taxe carbone. Débats. Pour ou contre? Ministre de l’intérieur. Communiqués. Violence. Pouvoir d’achat. Fiscalité écologique. Bruno Le Maire…
Qui y comprend quelque chose? Please, faites moi un petit récap que je puisse participer moi aussi au prochain débat sociétal quand j’irai boire un verre avec mes potes. Je n’ai jamais vraiment suivi l’actu. Depuis petite je fuis le journal de 20h. D’ailleurs quelqu’un peut-il me dire si Bruno Masure fait toujours parti du PAF? C’est toujours lui le présentateur vedette de TF1? Ça va, ça va, c’est bon, je rigole!

J’entends tout un tas de théories plus ou moins farfelues, des points de vue réalistes, des avis tranchés et des opinions divergentes.
« Mai 68 trente ans après » scandent les journaux. J’entends les usagers des transports en communs se chuchoter à l’oreille « on va tout droit vers la faillite vous savez ». Même sujet abordé dans la queue chez le boucher « blabla crise économique en Espagne… ». Les pieds sur les étriers, mon gynéco me parle de l’endettement de la Grèce. Je l’entends entre mes cuisses s’agiter en évoquant un possible attentat, un gigantesque complot. Et il explose:

– Boum! Tout va péter je vous dit!!!
Je suis larguée.
Je suis dépassée.
Par l’étrangeté de la situation et surtout par tout ce climat ambiant. Pavés qui volent, Macron démission, vitrines cassées, coup de poing qui pleuvent, poubelles en feu…

La France est en colère.
Tension. Agressions. Casseurs. Profiteurs.
Les rares fois où j’allume la télé, je regarde toute cette déferlante vautrée dans mon canapé me demandant si moi aussi je ne devrai pas bouger pour ma France. Je ne me sens pas plus concernée que ça mais je m’insurge contre les gens qui se moquent.
Tout le monde s’excite, tout le monde débat et moi au milieu j’observe avec de gros yeux ronds! Je compte les poings entre les pongistes amateurs.
Est-ce réellement pour le prix de l’essence que la France menace d’imploser à tout moment?
Si c’est le cas, je m’en fiche encore plus sachant que je fais parti de la team « no permis »! Mais avec ce genre de raisonnement, je crains que l’on aille bien loin.
Si Simone avait dit l’IVG? Je m’en fiche je suis stérile! On en serait certainement pas là aujourd’hui…
Alors se moquer, pester et critiquer c’est facile mais tous bénéficieront des retombées positives si le gouvernement fini par abdiquer. La baisse des taxes profitera à beaucoup s’ils arrivent à obtenir gain de cause. Je ne dis pas qu’il faille embrasser chaque révolution, mais ne faudrait-il pas être solidaire à ce moment précis?
Lire la suite »

Don’t touch my Afro!

Moi j’ai pas d’afro, mais ce n’est pas une raison pour toucher à mes cheveux.
Ni à ma couleur.
Ni à mes origines d’ailleurs.
Ça sonne un peu comme un slogan ou comme une soudaine prise de conscience, mais pas vraiment. Depuis petite j’ai bien intégré mes différences. Ce que je n’ai toujours pas intégré par contre, ce sont toutes ces interrogations, ces affirmations qu’elles génèrent auprès des « autres » si l’on peut les appeler ainsi. Cette bêtise dont certains font preuve face à l’inconnu. Ce n’est pas toujours du racisme, c’est bien plus souvent de l’ignorance.

Adjectif: Ignare, comme ce jeune garçon rencontré il y a quelques années maintenant.
Rendez-vous dans une petite pizzeria de quartier.
Commence alors le jeu de la découverte, de la séduction ; passage obligé pour entamer n’importe quel type de relation. Qui est qui, valse de questions réponses, on se laisse aller à quelques confidences. Un climat de confiance s’installe rapidement entre nous et c’est complètement détendu et serein qu’il me demande de lui avouer un secret… Le Secret.

Il s’agite, tient en équilibre sur le bout de sa chaise, excité comme si j’allais lui révéler la recette secrète de la fabrication du Coca-Cola. Ses pupilles dilatées s’excitent dans ses orbites et il me lâche sans pression:
– Bon alors entre nous, tu peux me dire la vérité…finalement; y a aucune renoi qui a de jolis cheveux en vrai?
Whaaaaou…
Passé l’étonnement, un vide abyssal et intemporel s’est logé dans mon lobe frontal. Je ne sais combien de temps au juste je suis restée stoïque à le regarder avec ce petit rictus de femme enragée prête à lui percer l’œil avec ma fourchette encore mouillée de sauce tomate et d’huile pimentée.
Pour ne pas voir clairement qu’il venait de dire une « énorme-énormité » bien plus grosse que lui, il méritait de ne plus voir du tout pour la peine!

Le pizzaiolo ayant suivi la scène depuis son comptoir, n’était visiblement pas du même avis. Sûrement pour éviter une esclandre et le fait divers dans son restaurant trop peu remplit, il me regardait avec des yeux implorants. J’arrivais à lire sur ses lèvres:
– Put this fourchette on the table please. Slowly, slowly.
On aurait dit Bruce Willis en train de désamorcer une bombe.
Alors j’ai capitulé, recouvert mes esprits ainsi que la fourchette vengeresse de ma serviette de table pour éviter d’autres éventuelles tentations.
Je l’ai regardé en souriant. Calmement et en articulant plus que de raison je lui ai dit:
– Je ne comprends pas ta question.
N’ayant pas réellement saisi que je lui offrais l’opportunité de se ressaisir, Mr Ignare appelons le comme ça réitère une nouvelle fois sa question déplacée, malvenue, idiote, offensante, débile (choisissez, ça peut-être tout ça à la fois).
– Donc si je comprends bien, tu estimes que les Noires n’ont pas naturellement de beaux cheveux c’est bien ça? Que pour toi, la définition d’un beau cheveux serait en résumé le cheveux d’une occidentale, c’est exact?
Se rendant enfin compte de son absurdité, Mr Ignare bégaie, tente de s’expliquer, de se justifier, de se dédouaner, j’entends le mot « perruque », j’entends « crinière », je perçois l’adjectif « sauvage », j’entends « Beyoncé ». Il tente une blague…bref.
Je ne l’écoutais déjà plus.


Inutile d’envisager quoique ce soit avec quelqu’un qui serait dégouté de passer sa main dans mes cheveux noueux.
Hors de question d’opter pour l’épilation intégrale juste pour l’épargner de ma toison crépue.
Et au delà de tout ça, comment pourra-t-il aider notre future fille à s’assumer et s’aimer? À supporter les railleries de ses camarades -nées de parents aussi incultes que lui- quand ils lui jetteront à la face qu’elle a des cheveux qui ressemblent à des poils de couilles?
Quelle attitude adoptera t-il quand bloqué avec nous dans l’ascenseur la petite mamie du 3ème touchera sans y avoir été invité les cheveux de notre fils et dira le plus naïvement du monde en regardant son caniche:
– Oh lala, il a les cheveux aussi doux que les poils de mon chien j’aurai pas crû! Hein oui ma Poupoune?
J’étais obligé de mettre un terme à cette relation qui n’avait même pas encore commencé.
Je ferai bien rire mes copines quand je leur annoncerai  » nan lui et moi ça pourra pas coller! Pour faire court les filles, il n’aime pas la texture de mes poils pubiens »!

Certains diront que j’aurai pu lui apprendre. Mais on apprend pas à faire de la corde à sauter à un manchot!
C’est fou, aujourd’hui on laisse les gens dire tout et n’importe quoi sous couvert de la liberté d’expression .
C’est beau la liberté!
Elle permet à Bérénice de déclarer haut et fort qu’elle ne veut pas être Noire comme sa voisine Aglaé on ne comprend pas bien pourquoi, ni même l’objet et le bien fondé de ce bouquin pour enfant.
Elle donne le droit à Eric Zeymour de fustiger sur la place publique n’importe quelle personne qui aura eu l’indécence de s’appeler Akoua, Radija ou Faudé.
Elle autorise à bord d’un avion de dire à n’importe quel étranger qu’il est une sous merde et exiger de lui qu’il aille s’asseoir ailleurs sans crainte de se faire débarquer.
Tous ces évènements datent de quelques mois à peine. Rosa Parks a dû se retourner dans sa tombe, se réveiller et mourir une deuxième fois! Tant de chemin parcouru depuis et on en est quasi au même stade. Que peut-on faire? Que doit-on faire pour élever les mentalités? Lever le poing au ciel comme l’ont fait nos prédécesseurs ou taper du point sur la table?

Touche pas à mon afro bordel!
Touche pas à mon identité!
Touche pas à ma susceptibilité!
Touche pas à ma sensibilité!
C’est pas compliqué pourtant de ne pas rentrer là où l’on n’a pas été invité!

Béret Primark
Boucles d’oreilles Mango
Sweat Mozuri
Combinaison Zara Homme
Chaussettes H&M
Chaussures Mango

9,7%

Vous la connaissez vous aussi cette sensation?
Celle du manque d’air, comme si l’on était vingt mille lieux sous les mers alors qu’on a les pieds bien ancrés sur Terre?
Cette impression dérangeante que notre cœur est pris dans un étau et qu’à chaque battement il se resserre un peu plus. Il menace à tout moment d’exploser et d’imploser en même temps.
Vous allez me dire:
– Bah bien sûr que oui! Tu crois que tu es la première à avoir souffert en amour? T’es pas la seule cocotte!
Sauf que là je ne parle pas d’amour ou de désamour.
Ou si finalement… Je parle de cette relation charnelle, conflictuelle et passionnelle que tu entretiens avec ton taf!
On n’assume pas toujours cette souffrance, ce malmenage au risque de passer pour un faible. Ce serait admettre que l’on a pas les épaules suffisamment larges ou l’instinct de winner assez développé pour encaisser les coups bats de sa boîte. Et si par malheur la dépression ou le burn-out venaient à arriver ce serait l’enterrement social assuré.
Malheureusement et sans être fataliste; tous on y fera face tôt ou tard dans notre vie professionnelle. Il s’agira alors de prendre les bonnes décisions si tant est qu’il y a en réellement de bonnes à prendre. Partir? Rester? Endurer? Encaisser? Se rebeller?
Très vite tu ressasses et tu manques de souffle.
Il en va de ton salut. De ta santé mentale qui déteint souvent sur celle physique.

Et puis un jour, on décide de tout arrêter. Abandon pour certain, courage pour d’autres.
Quoiqu’il en soit je viens aujourd’hui gonfler les rangs. Malgré la baisse de 1,1% , je fais tout de même partie de ces 9,7% de chômeurs qui font mal à la France. Je fais partie de ces 3,676 millions de personnes qui touchent les allocs. Enfin je suppose que je les toucherai bien un jour. Montant des indemnités, délai de carence…c’est pas bien clair tout ça!!!
Il y a moins d’un mois, j’étais complètement ignorante de tous ces chiffres et surtout très insouciante. Moins depuis que je suis un des vers qui pourrissent la pomme, de ses fainéants qui tirent son pays vers le bas.
Je suis la profiteuse qui se repaît de vos charges.
Je suis de ceux qui font baisser le pouvoir d’achat.
Est-ce que je culpabilise ? Pas encore! Pas de pression. Comme beaucoup font malgré eux. Ils reportent leurs angoisses sur nous, nous transmettent leurs peurs avec tous leurs précieux conseils.
– Tu cherches? T’as trouvé ? Tu vas faire quoi? T’as des pistes? Des idées? Des contacts? Ne reste surtout pas sans rien faire! T’as refait ton CV? Reste active sur Viadeo! Non mais Viadeo c’est mort, faut qu’elle soit sur LinkedIn….
Stoooooooooop!
Laissez moi le temps. Laissez moi encaisser. Laissez moi réaliser. Laissez moi me consoler. Laissez moi me convaincre que j’ai pris la meilleure décision pour moi. Que tout ira bien. La pensée positive. Toujours celle ci. Celle qui est sensée te tirer vers le haut, qui t’empêche de sombrer, de zoner, de squatter. Tu finis par te persuader que rien arrive par hasard. Que c’est un mal pour un bien. Que cela te permettra de faire une pause, de lever le pied et de prendre enfin du temps pour toi. Tu pourras réfléchir à ce que tu voulais vraiment faire.
Alors apprécie aujourd’hui de marcher au soleil en redécouvrant Paris, parce que peut-être au fond tu as envie de devenir guide touristique ? Prends le temps de tester de nouveaux restaurants, tu pourrais devenir critique culinaire? Participe à des ateliers d’écriture. N’as-tu jamais voulu devenir romancière?
Sauf que moi j’aimais déjà passionnément mon métier. Sauf que moi j’aimais courir à droite à gauche toute la semaine et m’endormir une fourchette à la bouche pendant les repas familiaux. J’aimais que ma famille me regarde attendrie en disant « la pauvre elle travaille trop », j’aimais être une femme active et me plaindre de ne pas avoir assez de temps.
Et là du temps j’en ai. Théoriquement deux ans avant que les Assedic ne me rayent de leur liste. J’ai deux ans pour trouver une autre bonne raison de me lever tous les matins. Mais j’ai aussi deux ans pour faire tous les musées presque gratuitement, deux ans pour voyager à prix réduits, deux ans pour enfin avoir de jolies mains manucurées, deux ans pour faire des grasses mat’ et des siestes si je veux les deux dans la même journée. Deux ans pour envisager de nouvelles formations, deux ans pour être plus disponible pour les autres, deux ans pour rattraper tout mon retard sur Netflix, …
Le programme est plutôt alléchant finalement, pourquoi n’y avais-je pas pensé avant?

Bob Adidas
Bombers Monki
Chemise Fripes
Soutien-gorge H&M
Pantalon Zara Homme
Chaussures Dr Martens


Crédit photo Damien Paillard, n’hésitez pas à cliquer et aller voir son travail.

4# Voter pour un président compétent

Dans une semaine le sort de la France sera enfin fixé.
Cela faisait partie de mes nombreuses « résolutions » de cette année, à savoir: voter pour un président compétent…
On sait très bien que les bonnes résolutions sont faites pour ne pas être respectées, mais j’avais à cœur de tenir celle-ci.

IMG_0117

IMG_0105

IMG_0106

Malheureusement la tâche s’est révélée ardue dès le départ. Pour simplifier la situation, aujourd’hui on en est réduit à choisir entre le mal et… le moins mal je crois.
C’est comme si atteinte d’une gastro on me demandait de choisir mes préférences d’expulsion.
La bouche ou l’anus? Autrement dit, vomir ou avoir la diarrhée?
Acné ou eczéma?
Sourd ou aveugle?
Et vous messieurs, à choisir entre la calvitie et l’impuissance?
Choix cornélien hein? On pourrait continuer comme ça pendant longtemps.

Mais paraît-il que l’on ne doit pas laisser transparaître ses opinions politiques quand on est un personnage public! Ah ah ah! Il y a plusieurs hérésies cachées dans cette dernière phrase, serez vous les retrouver?

Bref, tout du long de cette campagne on aura essayé de nous manipuler, de nous faire adhérer à des idées, de nous diviser. On aura essayé de nous faire peur tout en nous mettant en colère. De nous marteler la tête avec des slogans trouvés par des publicitaires à la retraite. On aura cherché à nous réveiller une conscience politique. On aura vu des vidéos pulluler sur Facebook, des drôles, des révoltantes, des intelligentes qui appellent à la réflexion. On aura suivi les meetings derrières nos écrans comme si on nous annonçait officiellement la troisième Guerre Mondiale.

Mais toute cette mascarade est bientôt finie. Ou peut-être ne fait-elle que commencer.
Quoiqu’il en soit que l’on se sente concerné par la politique, ou que l’on s’en soucie comme de l’an 23, vous seriez tous bien inspirés d’aller voter dimanche. Moi perso j’irai. J’irai avant d’aller m’acheter un bunker et suffisamment de vivres pour les cinq prochaines années à venir. J’irai voter parce que c’est un droit durement acquis et un devoir avec tout ce que cela implique. Je suis noire, je suis une femme, je suis française, et ces trois faits sont tous aussi importants les uns que les autres. Donc j’irai voter pour limiter la casse, pour éviter d’avoir à vomir et chier en même temps et surtout pour pouvoir continuer à me regarder dans le miroir sans avoir à en rougir!

IMG_0109

IMG_0100

Lunettes L’usine à lunettes
Boucles d’oreilles Mango
Veste Monki
Tunique Other Stories
Pantalon Zara
Chaussures Dr Martens